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Première Partie
et Sommaire

Chapitre 1
La formation géologique et hydrographique du territoire


partie a

partie b

partie c

partie d

conclusion





















Vie Quotidienne

Chapitre I partie d

Petit Aperçu Géographique et Hydrographique.

Mais, beaucoup plus qu'à ces diverses causes d'ordre climatique ou d'ordre lithologique, -vigueur de
la végétation, glaciations quaternaires, extension des assises calcaires,- la lenteur de cette
unification semble due à une cause d'ordre orogénique: les mouvements d'ensemble qui ont
continué d'exhausser la chaîne pyrénéenne postérieurement à la formation des plissements du début
de l'époque tertiaire, et dont la réalité est attestée par le plongement, général quoique faible, des
molasses aquitaniennes et miocènes de la plaine vers le centre du Bassin d'Aquitaine.
Ces mouvements d'ensemble se sont produits à plusieurs reprises, avec des temps d'arrêt, bien après
la fin des plissements, et ils se poursuivent peut-être aujourd'hui encore, ainsi que le donneraient à
penser les légers tremblements de terre assez souvent ressentis sur la lisière des Pyrénées françaises.
Ils ont ressuscité la chaîne, déjà fort usée à la fin du tertiaire, l'ont chaque fois plus ou moins
surélevée et ont ainsi déterminé l'ouverture de cycles d'érosion successifs.
Les traces de ces cycles sont encore bien sensibles dans la montagne sous la forme de hauts
plateaux étagés à des altitudes différentes et dont chaque niveau correspond à un nouveau cycle
d'érosion et à l'amorce d'une nouvelle pénéplanation...................................
En définitive, s'ajoutant aux causes lithologiques et climatiques que nous avons indiquées, ces
mouvements d'ensemble répétés et cette succession de cycles d'érosion qu'ils ont ouverts ont, à
plusieurs reprises, interrompu le travail régulier des cours d'eau et ont ainsi retardé l'évolution du
réseau hydrographique et du relief beaucoup plus qu'ils ne l'ont facilitée. A cause d'eux, les cours
d'eau longitudinaux ou subséquents se trouvaient sans cesse obligés d'appliquer leur effort à essayer
de rétablir leur profil d'équilibre dérangé,- sans d'ailleurs y parvenir complètement,- au lieu
d'employer cet effort à pousser plus loin leur source et à développer leur vallée.........................
Comme les crêtes des Petites Pyrénées s'alignent de l'W.N.W à l'E.S.E., le rôle de l'exposition
intervient très souvent pour accentuer encore la raideur des formes. Toutes les fois que l'abrupt des
crêtes est tourné vers le Sud, comme c'est notamment le cas pour les longues arêtes rectilignes de la
partie centrale du Plantaurel, l'insolation et le ruissellement agissent fortement sur un versant déjà
raide et que ne protège plus suffisamment un tapis végétal amaigri. Tandis qu'un ruissellement
intense a vite fait de raviner les talus marneux, souvent striés de rigoles et de minces arêtes
croulantes, les variations de température activent la désagrégation mécanique des strates calcaires
ou gréseuses qui affleurent au flanc des falaises en feuillets déjà débités par les diasclases.
Cette influence de l'insolation et du ruissellement devient d'autant plus sensible qu'on avance vers
l'Est, et ici s'accuse, dans les formes du relief, un changement progressif qu'on peut constater
d'ailleurs dans tous les ordres de phénomènes, changement qui tient à l'extension des Petites
Pyrénées dans le sens général de la chaîne pyrénéenne et qui finit par mettre en contraste leur partie
occidentale, entièrement soumise aux influences atlantiques et leur extrémité orientale où
commencent à s'exercer les influences méditerranéennes.
A l'Est, la précision des reliefs s'avive jusqu'à la brutalité, et contraste des assises éclate, saisissant.
Baignant dans une atmosphère déjà plus sèche et plus lumineuse, et, d'autre part, étant plus dénudés
et soumis à un ruissellement plus intermittent et capricieux, les reliefs originels sont à la fois plus
disséqués et mieux reconnaissables: l'oeil reconstitue aisément les formes structurales dont
l'ossature est comme dégagée, et il est retenu par la netteté et l'éclat déjà méditerranéens des reliefs
dont les crêtes fauves ou blanches s'enlèvent vigoureusement au-dessus de talus ocreux ou rutilants.


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